L’ARS (Agence Régionale de la Santé, organisme chargé du contrôle du titre de psychothérapeute) admet que les psychologues cliniciens sont des psychothérapeutes. Ils sont en mesure de préconiser et d’administrer un traitement psychologique au patient, par l’écoute et la parole.

Ils sont à distinguer du :

1- psychiatre, médecin spécialiste des troubles mentaux, qui, après un entretien relativement court, peut proposer des médicaments. Cette spécialité donne droit aux remboursements des frais engagés, ce qui n’est pas le cas du psychologue qui considère que le patient est acteur et responsable de son traitement*.

2- psychanalyste qui s’en tient rigoureusement à la méthode freudienne et/ou lacanienne qui préconise que le patient s’allonge sur le divan, deux à trois fois par semaine, donne libre cours à sa parole, tandis que le praticien lui reste invisible.

Tout psychologue qui se respecte ne s’en tient pas à son seul diplôme. C’est tout au long de son parcours professionnel qu’il choisit de développer ses compétences et en particulier, son savoir-être, une étude fine de son vécu intime. Ainsi, il effectue obligatoirement un « travail » sur lui-même, connait et vit la situation de patient avec un(e) collègue, avant de s’affirmer lui-même comme praticien.

Personnellement, j’ai réalisé une psychanalyse et me suis inscrite, peu après mon parcours universitaire, à l’Ecole française d’Analyse Psycho-organique qui prépare à la mise en oeuvre de thérapie psycho-corporelle. J’ai complété cette expérience par un apprentissage de la Relaxation analytique. Grâce à la formation continue, j’ai abordé et pratiqué l’art thérapie, les jeux de rôle, l’histoire de vie par l’écriture etc.

Mon parcours professionnel s’étale sur plus de trente ans. Après une première expérience dans le secteur de la psychiatrie et de la formation professionnelle (je donnais des cours de psychologie à de futurs soignants ou éducateurs), je me suis tournée vers les personnes en difficulté d’insertion professionnelle à une époque où l’accompagnement et la pédagogie se voulaient innovants et s’appuyaient sur des méthodes psycho-corporelles, des jeux de rôle, des techniques créatives… Puis, j’ai choisi de m’orienter vers le bilan de compétences, avec passation de tests, une prestation proposée à toute personne souhaitant réfléchir à une nouvelle orientation de carrière

De ce parcours, il me reste une solide connaissance des problématiques nombreuses et variées (personnelles, de couple et professionnelles), un esprit pragmatique et une assise théorique développée année après année. Depuis plus de six ans, je les mets au service de patients reçus à mon cabinet ou en institution (Analyse de pratique).

J’appartiens actuellement au Mouvement Clinique et Psychothérapies (MCP) d’Aix Marseille, dirigé par le Pr Jean-Louis Pédinelli.

* Cependant, il existe des domaines où les séances sont remboursées mais en nombre limité (quatre séances en cas de cancer par le réseau santé, douze séances par certaines assurances en cas d’épuisement professionnel). Les organismes agréés rémunèrent, directement le psychologue. Au-delà du nombre admis de séances, libre au patient de se prendre en charge et de compléter le traitement à ses frais.